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Bruxelles, partenaire d'un site de recrutement pour personnes avec un handicap

Il y a trop peu de personnes avec un handicap qui travaillent dans l'administration bruxelloise. Or il en faudrait quatre fois plus. C'est l'objectif que se sont fixées les autorités bruxelloises, en diffusant les offres d'emploi via internet.

Seules onze personnes avec un handicap travaillent dans l'administration bruxelloise. Cela représente à peine 0,06 %, l'un des taux les plus bas d'Europe. Bruno De Lille, secrétaire d'Etat bruxellois à la Fonction publique, voudrait qu'ils passent au moins à 2%. Pour atteindre cet objectif, les différents ministères diffuseront leurs offres d'emploi sur un site internet: le site Wheelit (www.wheelit.be). Un site de recrutement dédié précisément aux chercheurs d'emploi avec un handicap. Il existe déjà depuis un an. Cela fait donc un an que des employeurs et des personnes handicapées peuvent se rencontrer grâce au site. L'administration bruxelloise vient donc s'ajouter à eux.

Le gestionnaire du site, Thierry Conrads, salue évidemment le partenariat, mais pour lui, le bon vouloir des employeurs n'est qu'un frein parmi d'autres. A ses yeux, il y a un frein bien plus grand à l'emploi des personnes handicapées. "Le frein le plus important, c'est la perte de l'allocation lors de la mise à l'embauche d'une personne avec un handicap, explique Thierre Conrads. On a beau encourager à la fois le secteur public et le secteur privé, tant que la personne handicapée est pénalisée - c'est-à-dire qu'on supprime une partie de son allocation, voire l'entièreté en fonction du revenu - là c'est vraiment pénaliser l'emploi des personnes handicapées."

Selon le gestionnaire du site, il est important de garder son allocation, même si l'on touche un salaire "parce que l'allocation paie l'handicap et le salaire paie un travail, insiste-t-il. C'est une question de pouvoir d'achat. Parce que le handicap coûte. Une personne en chaise roulante, par exemple, invalide elle peut, si elle est seule, prendre une chambre. Une personne handicapée, dès qu'elle a en fauteuil roulant, ne peut pas prendre un appartement avec une chambre parce qu'elle ne sait plus bouger. Les volumes sont maintenant faits en fonction du nombre de chambres. Il y a toujours des frais inhérents à l'handicap, qui sont des coûts importants. Et finalement par rapport à une personne valide, à travail égal salaire égal, mais pouvoir d'achat inégal."

M. Baele et N. Nahjari

Source: rtbf.be